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  • Faire X-ENS avec un Slinky

    Si vous n’avez pas de lac gelé, le son de pistolet laser du sujet Polytechnique-ENS de Physique MP 2026 s’obtient bien avec un slinky.

    Voici le son que j’ai enregistré avec le mien. [post 2/3]

    Ref: https://corot.top/eva/?p=3892

    En frappant le slinky, l’impact mécanique est très bref (une distribution de Dirac), avec donc une transformée de Fourier extrêmement large. L’impact excite donc simultanément une très large bande de fréquences (des plus graves aux plus aiguës) regroupées sous forme d’un paquet d’ondes.

    Contrairement à l’air où la vitesse de propagation est la même pour toutes les fréquences ω = c k, dans le métal les ondes de flexion ont une relation de dispersion non linéaire ω = α k²

    La vitesse de phase vaut vᵩ = ω/k = αk

    La vitesse de groupe vaut vg = dω/dk = 2αk

    ce qui donne vᵍ = 2√(αω)

    Résultat: les sons aigus, où ω est grand ont une vitesse de groupe très élevée. Ils voyagent très vite le long du slinky et arrivent avant.

    Sur les images, on remarque de l’écho dû aux rebonds des ondes.


  • Goélands utilisant la gravité pour ouvrir les coques

    Les goélands en #ZéroG : Le shell dropping behavior des goélands est un comportement pas totalement inné mais appris. C’est en observant les adultes et par essais-erreurs qu’ils perfectionnent leur technique au fil des années.

    Le but de l’oiseau est de maximiser son gain d’énergie (le repas) tout en minimisant l’énergie dépensée (le vol).
    Les goélands adaptent l’altitude du lâcher en fonction de la taille et du poids du coquillage, ainsi que de sa solidité. S’ils volent trop bas, la coquille ne se casse pas et ils doivent recommencer. S’ils volent trop haut, ils gaspillent de l’énergie inutilement. La hauteur moyenne optimale tourne souvent autour de 5 mètres.

    Mais pourquoi le goéland ne monte-t-il pas à 30 mètres de haut pour être sûr de fracasser la coque du premier coup ? Tout simplement à cause de la concurrence ! S’il lâche sa proie de trop haut, le temps qu’il redescende en piqué, un autre oiseau resté au sol l’aura déjà volée et mangée (ce qu’on appelle le cleptoparasitisme). La hauteur de lâcher est donc un compromis cognitif complexe entre « casser la coquille » et « arriver au sol avant les voleurs.

    J’ai une autre vidéo de pigeons en zéro G, c’est par ici https://youtu.be/RKUJsbfunLk