18 novembre 1931. Vito Volterra refuse de signer le serment d’allégeance à Mussolini.
Oui, le même Volterra derrière le modèle proie-prédateur (système d’équations de Lotka–Volterra, 1926 #cycles).

Mais sur quels animaux travaillait-on à l’origine dans ce modèle ?
A- Lapins et Renards ?
B- Poissons et Requins ?
C- Parasites et leurs hôtes ?
D- Molécules chimiques qui s’auto régulent ?
Réponse plus bas.
📌 Contexte historique
C’est à cette journée du 18 novembre de son almanach des mathématiques, spécial équation de Stokes, que Michèle Audin indique dans son livre « L’équation de Stokes, roman » que 12 des 1250 professeurs d’université en Italie refusèrent de soutenir Mussolini. Moins de 1%.
Volterra en faisait partie.
🔬 Réponse
A) Volterra (dans sa publication d’une centaine de pages en italien) utilise les variables abstraites N₁ et N₂ pour représenter proies et prédateurs.
Il s’y intéresse après qu’un membre de sa famille remarque une explosion du nombre de requins pendant la Première Guerre mondiale.
(Explosion car: a) ils n’étaient plus pêchés et b) leur nourriture que sont les sardines non plus).
B) Mais Volterra cite aussi le texte d’un modèle proie-prédateur déjà remarqué comme d’apparence paradoxale, bien antérieur au sien. Mais ce n’était qu’un modèle qualitatif (sans équation mathématique), écrit par … Charles Darwin.
Il concernait les lièvres, perdrix et autres gibiers et leurs prédateurs (comme le renard). Darwin explique que si l’homme ne chassait plus, le nombre de renards augmenterait pour manger le gibier et au final il y aurait moins de lièvres!
C) Volterra généralise son modèle à des classes comme herbivores, carnivores, parasites.
D) De son côté, Lotka avait publié quelques années plus tôt des modèles dynamiques de réactions chimiques autocatalytiques qui l’avaient aussi conduit à la biologie: plantes ➡️ herbivores ➡️ carnivores.













